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	<title>Le petit blog de la presse gratuite... &#187; journalisme</title>
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		<title>Haro sur les &#8220;citoyens reporters&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 12:33:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédac</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Metro France lançait mercredi 10 février 2010, MetroReporter, pour inciter ses lecteurs à se transformer en citoyens reporters rémunérés. Le quotidien gratuit propose ainsi à ses lecteurs internautes (2.5 millions de lecteurs quotidiens et 1 million de visiteurs uniques) de devenir reporter en partageant sur le site de MetroReporter leurs photos et vidéos d’actualité. Qu&#8217;on [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Metro France lançait mercredi 10 février 2010, <a href="http://metroreporter.metrofrance.com/" target="_blank">MetroReporter</a>, pour inciter ses lecteurs à se transformer en <em>citoyens reporters rémunérés.</em> Le quotidien gratuit propose ainsi à ses lecteurs internautes (2.5 millions de lecteurs quotidiens et 1 million de visiteurs uniques) de devenir <em>reporter </em>en partageant sur le site de MetroReporter leurs photos et vidéos d’actualité.</p>
<div id="attachment_1274" class="wp-caption aligncenter" style="width: 380px"><img class="size-full wp-image-1274" title="metro reporter" src="http://www.lapressegratuite.com/wp-content/uploads/2010/02/metro-reporter.png" alt="metro reporter Haro sur les citoyens reporters" width="370" height="581" /><p class="wp-caption-text">Metro Reporter</p></div>
<p>Qu&#8217;on se le dise, le &#8220;reporter citoyen&#8221; est une tendance de fond rendue possible par l&#8217;avènement du tout numérique et entamée depuis longtemps par les médias traditionnels, comme par exemple France 24 depuis 2007 avec <a href="http://observers.france24.com/fr" target="_blank">Les Observateurs</a> :</p>
<blockquote><p>Les  Observateurs est un site participatif de France 24. Il couvre  l&#8217;actualité internationale au travers des témoignages directs   d&#8217;&#8221;Observateurs&#8221;, c&#8217;est à dire de ceux qui sont au cœur des événements.   Vidéos, textes, photos : tous les contenus publiés sur ce site viennent  d&#8217;&#8221;amateurs&#8221;, mais ils sont sélectionnés, vérifiés, traduits et  expliqués par des  journalistes de France 24. Nos Observateurs peuvent être jeunes, vieux, médecins ou mineurs, chinois ou brésiliens. Ce sont vos yeux aux  quatre coins du monde.</p></blockquote>
<p>A cette différence, de taille, que Les Observateurs ne sont pas  rémunérés : l&#8217;information n&#8217;a ici pas de prix ; elle est d&#8217;information générale et politique.</p>
<p>La presse quotidienne gratuite s&#8217;est donc positionnée sur cette tendance comme 20 Minutes Suisse depuis 2008, qui propose à son lectorat, par le biais de son  téléphone, d&#8217;envoyer une photo/vidéo et un court texte qui, selon sa  pertinence, seront publiés sur la version papier ou web du quotidien. Voici  <a href="http://www.20min.ch/leser_reporter/" target="_blank">le genre  de contenu </a>que 20 Minutes.ch rémunère entre 50 et 100 Francs Suisse  (entre 34 et 68 €).</p>
<p>20 Minutes France a également suivi avec les <em>envoyés spéciaux </em>20 Minutes :</p>
<div id="attachment_1275" class="wp-caption aligncenter" style="width: 503px"><img class="size-full wp-image-1275" title="Envoyés Speciaux 20 minutes" src="http://www.lapressegratuite.com/wp-content/uploads/2010/02/envoyes-speciaux-20-minutes.png" alt="envoyes speciaux 20 minutes Haro sur les citoyens reporters" width="493" height="324" /><p class="wp-caption-text">Envoyés Speciaux 20 minutes</p></div>
<p>Comme beaucoup, j&#8217;ai l&#8217;impression que la frontière entre sensationnalisme et journalisme, le mélange des genres entre le journalisme professionnel et &#8220;l&#8217;informateur amateur&#8221; est assez fine.</p>
<p>Pour les uns, ce sera la possibilité de trouver des sujets et des images qui n&#8217;ont été traités par personne. Pour d&#8217;autres, c&#8217;est une <em>tendance à suivre </em>qui vaut forcément rémunération. C&#8217;est également une manière de se passer un petit plus des grandes agences de presse comme l&#8217;<a href="http://www.afp.com/afpcom/fr/" target="_blank">AFP </a>qui, dépassée par la révolution numérique, a du mal à suivre l&#8217;information à la vitesse où elle va (qui plus est lorsqu&#8217;elle est hyperlocale).</p>
<p>A ce propos, vous pouvez lire le <a href="http://www.mediapart.fr/files/Rapport_AFP_-_Frederic_Filloux.pdf" target="_blank">rapport de Frédéric Filloux</a><em> (comment rendre l’AFP à nouveau indispensable  dans le contexte  d’une information surabondante et dévalorisée) </em>remis début février à Pierre Louette, PDG de l’AFP, dans lequel il n&#8217;hésite pas à dire :</p>
<blockquote><p><em>«La concurrence des “sources”, plus ou moins fiables,   disponibles sur l’Internet, la dévalorisation de l’actualité rendent  l’agence (AFP) de moins en moins indispensable dans des rédactions,  elles-mêmes de plus en plus pauvres. Les médias traditionnels sont de moins en moins exigeants,  les  nouveaux médias succombent au vite-fait, à l’approximation, et à   l’illusion d’une possibilité infinie de corrections. Aussi effrayant que   cela soit pour la démocratie, la culture dite du good-enough commence à   imprégner le monde de l’information. (…) Le</em> cheap and simple<em> l’emporte sur la sophistication.»</em></p></blockquote>
<p>En tout cas, les réactions n&#8217;ont pas manqué de fuser avec cette annonce de Metro qui signerait pour certains &#8220;<a href="http://www.actuphoto.com/14017-le-journal-metro-france-lance-metroreporter-et-signe-l-arret-de-mort-du-photojournalisme.html" target="_blank">l&#8217;arrêt de mort du photojournalisme</a>&#8220;. A ce point ?</p>
<p>Dans un autre registre, mais dont le concept repose aussi sur le fait de solliciter une <em>production médiatique </em>de la part de tout un chacun, la revue gratuite <a href="http://www.lapressegratuite.com/2009/04/interview-de-charles-henri-arnould-lun-des-fondateurs-de-deliciouspaper.html" target="_blank">Delicious Paper</a> qui propose de rémunérer de &#8220;Courtes Histoires Intellectuelles contre Gratification&#8221; ; l&#8217;un des fondateurs, Charles-Henri Arnould nous confiait ainsi récemment :</p>
<blockquote><p>Lorsque nous avons créé <strong>delicious</strong>paper (&#8230;) nous sommes partis d’une idée et d’un constat simple : il y  a en ce monde beaucoup de personnes brillantes qui ont quelque chose  d’intéressant à dire. Et peut-être que ces mêmes personnes aimeraient  disposer d’une carte blanche pour nous livrer leurs réflexions et autres  idées (qu’elles soient politiques, économiques, linguistiques ou  mathématiques, etc.).</p>
<p>Nous sommes partis du postulat que les gens étaient par nature  curieux et avides de découverte. Et que d’autres, curieux et avides de  partage.</p>
<p>Persuadés qu’en ne nous bornant pas à une équipe rédactionnelle, nous  aurons bien plus de chances de croiser des perles rares (c’est – si  l’on peut dire – statistique), nous avons fait le choix de collecter les  textes et de les rémunérer (tout travail méritant salaire) et non de  les créer en interne.</p></blockquote>
<p>Dans tous les cas, une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empowerment" target="_blank">certaine </a><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empowerment" target="_blank">prise de pouvoir </a>informationnel </em>de la part des citoyens ne peut plus être ignorée par les médias de niche ou de masse. Capable du pire comme du meilleur, cette nouvelle dimension, qui tient plus de la rapidité avec laquelle l&#8217;information circule, ne devrait cependant pas être systématiquement vue par le journaliste traditionnel comme une hérésie. La nécessité de vérifier et trier l&#8217;information ne s&#8217;est jamais faite autant sentir.</p>
<p>De nombreuses images, vidéos et témoignages qui participent à la construction d&#8217;une information politique vérifiée ne verraient jamais le jour sans <em>citoyen reporter</em>. L&#8217;une des premières fois où des images prises par des particuliers avec leur téléphone portable ont fait le tour du monde des grands médias fut sans doute le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre_du_26_d%C3%A9cembre_2004" target="_blank">séisme de Sumatra du 26 décembre 2004.</a> Et depuis, la liste est longue. Tantôt pour <a href="http://mashable.com/2009/06/14/new-media-iran/" target="_blank">contourner la censure </a>ou tout simplement porter à la connaissance du plus grand nombre des informations autrement ignorée, le pire vaut-il d&#8217;être pointé du doigt au point de n&#8217;en retenir que cela ?</p>


<p>No related posts.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Une interview de Nicolas Vidal : La presse doit revenir à la question du lectorat et de la qualité du contenu</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 12:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédac</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Quentin Clairembourg « Vous avez un nouveau message ». Plus qu’un message, c’est le nouveau BSC News Magazine qui arrive dans la boîte mail. Le vingt et unième numéro du « magazine littéraire culturel gratuit depuis 2007 » consacre le mois de novembre comme celui du désir. De plus en plus en vue dans [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<div id="attachment_1180" class="wp-caption alignleft" style="width: 200px"><em><em><img class="size-full wp-image-1180" title="Nicolas Vidal BSC News" src="http://www.lapressegratuite.com/wp-content/uploads/2009/11/Nicolas-Vidal-BSC.PNG" alt="Nicolas Vidal, fondateur de BSC News" width="190" height="240" /></em></em><p class="wp-caption-text">Nicolas Vidal, fondateur de BSC News</p></div>
<p><em>Par Quentin Clairembourg</em></p>
<p><strong>« Vous avez un nouveau message ». Plus qu’un message, c’est le nouveau <em>BSC News Magazine </em>qui arrive dans la boîte mail. Le vingt et unième numéro du « magazine littéraire culturel gratuit depuis 2007 » consacre le mois de novembre comme celui du désir. De plus en plus en vue dans le milieu de la culture depuis sa création, le <em>BSC News Magazine </em>fait son trou sur la toile en prenant à contrepied les tendances bling-bling et people de la presse en ligne en parlant d’artistes méconnus. Retour sur cette aventure avec son fondateur, Nicolas Vidal, écrivain, éditeur, agent littéraire. Un « rédac’ chef » aux multiples casquettes qui ne se découvre pas pour faire des politesses à la presse actuelle.</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>Comment le BSC News s’est-il construit ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Au départ, c’était une simple newsletter pour les auteurs et le monde de l’édition, pour les informer de l’actualité littéraire et des tendances du moment. Puis un jour, une chargée de relations presse me propose une interview avec Bernard Werber. Cela a été le déclencheur. Nous avons bénéficié d’un grand bouche à oreille et en six mois, nous étions six dans la rédaction. Depuis Werber, personne ne nous à refusé une interview en disant ne pas être intéressé par notre projet. En deux ans, nous avons reçus plus de deux cents invités, pour un mensuel, ce n’est pas rien. Nous avons eu des personnalités comme Charlélie Couture, Eugène Green, Emmanuelle De Boysson, Christine Deviers Joncour, Alexandre Jardin, &#8230;.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>Quelle est l’audience du magazine aujourd’hui ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Nous avons 23 000 lecteurs dans une douzaine de pays, dont 2500 abonnés. Nous sommes présents sur tous les continents, avec des lecteurs aux États-Unis, au Mexique, au Japon, et dans toute l’Europe. A 60% ce sont des femmes, et sur la tranche d’âge, cela va en moyenne de 25 à 55 ans.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>Quelle est la ligne éditoriale du magazine ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Nous mettons en avant des « petits » auteurs, des auto-édités ou qui ne sont pas encore publiés. Les personnalités que nous accueillons les font profiter de leur notoriété. Nous ne sommes pas dans la promotion de succès commerciaux mais à l’initiative de la reconnaissance de ceux qui, selon nous, le méritent. C’est le moteur du succès du BSC.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">
<div id="attachment_1128" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><img class="size-full wp-image-1128" title="BSC News, magazine gratuit en ligne" src="http://www.lapressegratuite.com/wp-content/uploads/2009/11/BSC-News-magazine-en-ligne.png" alt="Le numéro du mois de novembre de BSC News sur le lecteur interactif" width="553" height="391" /><p class="wp-caption-text">Le numéro du mois de novembre de BSC News sur le lecteur interactif</p></div>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>A ce propos pour avoir choisi le web plutôt que la presse papier ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Au niveau économique, je ne vois pas actuellement où la presse papier peut aller. Pour la publicité, il y en a de plus en en plus au niveau de la presse gratuite, contrairement à la presse payante. Mais même au niveau des gratuits papier, je pense que seuls les gratuits locaux subsisteront, grâce aux annonceurs régionaux et au besoin de lecture pratique des habitants. Pour la lecture de fond, la presse papier voit souvent la presse en ligne d’un mauvais œil mais ils vont aussi sur Internet car ils sentent la nécessité d’occuper l’espace.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>Quels sont les avantages et les inconvénients de la presse en ligne ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">L’avantage évident est la souplesse au niveau de l’élaboration. Par exemple, du côté visuel, nous publions un certain nombre de reportages photo. Au niveau de la presse papier, cela reviendrait beaucoup plus cher en raison des coûts d’impression. Après, concernant les inconvénients, je pense que le plus problème est que l’on parle en terme d’audience pour juger la qualité d’un titre en ligne. C’est le même problème qu’avec les salons littéraires qui se vantent d’avoir tant de visiteurs. Cela devient facile si l’entrée est gratuite, qu’il est situé en plein centre ville, un jour de printemps, etc. La fréquentation n’est pas une preuve de qualité, c’est un des critères. Sur internet, on me parle de visiteurs uniques. Mais c’est quoi un visiteur unique ? C’est quelqu’un qui vient une seule fois sur ton site ? Volontairement ? Par hasard ? Par erreur ? C’est la qualité qui amène le lectorat, un visiteur qui passe du temps sur le site, qui visite plusieurs pages.</p>
<blockquote>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">D’ici quelque mois, je pense qu’il va falloir revenir à la question du lectorat et de la qualité du contenu. Les versions papier vont devenir la minorité, il ne restera que les titres historiques.</p>
</blockquote>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>Le prix paraît souvent comme un argument de qualité. Selon vous, quel est le meilleur modèle économique pour la presse en ligne ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt; text-align: justify;">Je n’ai pas la réponse mais à mon avis, nous nous trouvons à un tournant, un virage pour la presse en ligne, et la presse en général. C’est à celui qui trouvera le premier le modèle rentable. Pour l’instant, comme je le disais, nous en sommes encore à raisonner en termes d’audience. Premièrement, il ne faut pas parler de visiteurs mais de lecteurs. Si je rentre dans chez un libraire ou un buraliste et que je regarde les couvertures sans rien acheter, je suis aussi un visiteur unique mais je ne suis pas un lecteur. Ensuite, au niveau économique, je pense que la presse se dirige vers le gratuit, financée par la publicité. Les annonceurs ont encore du mal à venir en raison du manque de visibilité et de l’impact de la publicité en ligne. Quand ils auront compris que les lecteurs cliquent sur les publicités, ils viendront.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt; text-align: justify;"><strong>La publicité reste cependant mal perçue et méconnue sur Internet…</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt; text-align: justify;">Je ne pense pas que le modèle payant soit une garantie pour la ligne éditoriale comme peut l’avancer un site comme <a href="http://www.mediapart.fr/">Médiapart</a>. Si un titre internet devient crédible au niveau de la qualité, il créera du lectorat et les annonceurs arriveront d’eux-mêmes. La publicité se désintéresse de plus en plus du papier pour aller sur le web. Les arguments sont qu’il y a moins de retours sur investissement en mettant sa publicité sur internet que sur le papier. Mais combien de lecteurs papier vont directement acheter un produit vu dans son journal ? Sur le net, pour prendre l’exemple du BSC, si un lecteur est intéressé par la chronique d’un livre, il a la possibilité de l’acheter directement en un clic. Nous fonctionnons au <em>one-shot</em>, qui pour moi, est plus efficace qu’une campagne traditionnelle en terme de retour sur investissement.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt; text-align: justify;"><strong>Que pensez-vous de la diversification des titres qui sont à la fois sur le net sur le papier ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Selon moi, ce n’est pas rentable. Mais attention, je parle pour mon secteur, la presse culturelle. D’ici dix ans, les versions papier vont devenir la minorité, il ne restera que les titres historiques comme <em>les Cahiers du Cinéma</em>. Je ne vois pas par exemple le <em>magazine BSC </em>en version papier. Nous proposons une exportation en version PDF mais nous n’avons pas, pour l’instant, un outil qui nous permette de connaître la proportion de nos lecteurs qui imprime le magazine. Dans l’avenir, pourquoi ne pas proposer seulement des impressions à la demande ? Il faut alors que les gens soient prêts à payer une quinzaine d’euros pour leur magazine.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>La presse gratuite en ligne vient de créer son propre syndicat, le <a href="http://www.spiil.org/">Syndicat de la Presse d’Information Indépendante en Ligne (SPIIL)</a>, qu’est-ce que cela vous inspire ?</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Je n’ai pas trop suivi cette actualité donc je ne m’avancerais pas. Cependant, je crois au groupement. Un syndicat, pourquoi pas, il en faut toujours un mais cela pose plusieurs questions : quelles sont ses missions et ses valeurs ? Que signifie indépendant ? Il faut voir dans la durée ce qui se passera. Les loups chassent en meute après tout…</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><strong>Vous-même êtes en train de structurer votre réseau…</strong></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Nous n’avons pas été contactés par le <em>SPIIL </em>en tout cas ! Il est vrai que nous sommes en train de réfléchir à un groupement avec d’autres sites d’informations, des « pure players » comme par exemple <a href="http://www.obiwi.fr/">Obiwi</a>. Nous sommes cinq-six pour le moment et nous voulons démarrer vers la fin de cette année. Il s’agit de constituer un groupement d’ordre économique mais surtout un flux d’informations entre les sites. Nous nous renverrons mutuellement les informations qui nous intéressent.  La condition est d’avoir une ligne éditoriale fiable. J’entends par là sincère dans le sens où nous donnons la parole aux gens, nous valorisons les inconnus, en indépendance de pression économique des grandes entreprises.</p>
<p>Comme je le disais, je pense que la plupart des titres culturels seront en ligne, ne resteront que quelques titres « mythiques ». Ce qui est sûr, c’est qu’il ne sera plus possible de gagner sa vie avec le print. Sur internet, ce sera le lectorat qui comptera les points. Après le <em>BSC</em>, j’espère qu’on deviendra une référence en conservant notre volonté d’être à l’initiative de la reconnaissance des gens. Pour moi,  le plus inquiétant, c’est que les gens lisent de moins en moins la presse, c’est un problème de société car ils ont autre chose à faire que lire la presse. L’intérêt des gens pour la culture baisse. De plus en plus se contente de ce que la télévision donne à voir. Il ne faut pas oublier que se cultiver demande un effort, c’est sur cela qu’il faut travailler.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;"><em>BSC News, le magazine littéraire et culturel gratuit depuis 2007</em></p>
<p style="margin: 0pt 0pt 10pt;">Feuilletez en ligne <a href="http://www.wobook.com/WBBu3Qz9Tq1J" target="_blank">le numéro du mois de novembre.</a><br />
Le <a href="http://www.bscnews.fr/" target="_blank">site web du magazine BSC News.</a>La maison d&#8217;édition à compte d&#8217;éditeur <em><a href="http://www.bscpublishing.com/" target="_blank">BSC Publishing</a></em>.<br />
Le site web de <em><a href="http://www.bestseller-consulting.com/" target="_blank">consulting littéraire</a></em>.</p>


<p>No related posts.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Les naufragés des journaux</title>
		<link>http://www.lapressegratuite.com/2009/10/les-naufrages-des-journaux.html</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 15:41:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Hier soir, Acrimed (Action-CRItique-MEDias) organisait une conférence à la Bourse du Travail de Paris sur le thème de « la fin des journaux et l’avenir de l’information », titre du dernier livre de Bernard Poulet, rédacteur en chef à l’Expansion. Sorti en février de cette année, je l&#8217;avais lu « en vitesse ». Cette conférence fut donc l’occasion [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_887" class="wp-caption alignleft" style="width: 162px"><img class="size-full wp-image-887" title="Presse écrite" src="http://www.lapressegratuite.com/wp-content/uploads/2009/10/presse6a01053693348d970c011570336210970c-500pi.jpg" alt="Journal imprimé" width="152" height="225" /><p class="wp-caption-text">Journal imprimé</p></div>
<p>Hier soir, <a href="http://www.acrimed.org/rubrique107.html" target="_blank">Acrimed</a> (Action-CRItique-MEDias<strong>) </strong>organisait une conférence à la <a href="http://maps.google.fr/maps?oe=utf-8&amp;client=firefox-a&amp;ie=UTF8&amp;q=bourse+du+travail+paris&amp;fb=1&amp;gl=fr&amp;hq=bourse+du+travail&amp;hnear=paris&amp;cid=0,0,10505223263763284055&amp;ei=Xc3XSuKkEd-hjAeO0ajZCA&amp;ved=0CAoQnwIwAA&amp;ll=48.868979,2.362321&amp;spn=0,359.997589&amp;z=19&amp;iwloc=A&amp;layer=c&amp;cbll=48.869059,2.36218&amp;panoid=J7ioFJ0kL0_1cQNarmpcJQ&amp;cbp=12,246.44,,0,-47.49" target="_blank">Bourse du Travail de Paris</a> sur le thème de « la fin des journaux et l’avenir de l’information », <a href="http://www.amazon.fr/fin-journaux-lavenir-linformation/dp/2070122727" target="_blank">titre du dernier livre de Bernard Poulet</a>, rédacteur en chef à l’Expansion. Sorti en février de cette année, je l&#8217;avais lu « en vitesse ». Cette conférence fut donc l’occasion de revenir sur les points importants soulevés par l&#8217;auteur, mais aussi celle d’écouter les discussions et questions posées par l’assemblée, essentiellement composée de professionnels de l’information (nés bien avant Internet) et travaillant pour l&#8217;AFP, France Télévision, de grands groupes d&#8217;édition&#8230;</p>
<p style="padding-left: 90px;"><em>La crise de la presse est à la fois une crise structurelle et conjoncturelle. L’industrie est sinistrée. C’est le chaos parce que l’objet des journaux imprimés n’est pas un produit comme les autres. L’information de qualité est l’une des conditions du fonctionnement de nos démocraties. Or la gratuité et Internet viennent modifier en profondeur la chaine de valeur traditionnelle de l’information. </em></p>
<p>D’ailleurs, plutôt que de parler de crise de la presse (ce qui en soi ne veut pas dire grand chose), il est préférable de parler <em>de crise de la production d’information d’actualité générale et politique</em>, <em>celle dont la qualité tire le débat démocratique vers le haut ou vers le bas. </em></p>
<p>Hum&#8230;</p>
<p>Impossible de louper cette insistance à rattacher la qualité de l’information au support imprimé et payant. Et pourtant, tout le monde s&#8217;accorde pour dire que cette qualité baisse d&#8217;année en année, en raison essentiellement d&#8217;un manque de moyens, de ressources et de compétences ou de formation. Certains blocages sont culturels.</p>
<p>En tout cas, je n&#8217;avais pas saisi à quel point certains journalistes voient Internet comme un ennemi, tout du moins le principal responsable de la crise des journaux payants ; le discours est catastrophiste (à mon avis crispant – un jeune journaliste de 25 ans s’est vu dire qu’il avait choisi le mauvais métier). Internet est pris comme un support et non comme un <a href="http://www.internetactu.net/2009/03/16/le-siecle-des-reseaux/" target="_blank">réseau</a> de systèmes (dont l&#8217;imprimé fait partie) ; personne n&#8217;a parlé non plus de ce nouveau <a href="http://novovision.fr/?Journalisme-de-liens-le-Washington" target="_blank">journalisme de lien</a>, mais tout le monde sait que cette révolution du numérique n&#8217;en est qu&#8217;à ses débuts. On parle de transformations anthropologiques.</p>
<p>Dès que l’on parle de contenu (Content Producer) au lieu d’information, le journaliste se braque. J’ai un peu l’impression que le débat est plus rhétorique qu’autre chose puisqu’ils font justement référence à la crise de la <em>production</em> d’information. Si l&#8217;on veut faire de la rhétorique, autant dire &#8220;création&#8221; d&#8217;information. (Mais comme le mot a déjà été décliné en marketing pour un créateur d&#8217;automobile et d&#8217;autres produits ou services, mieux vaut éviter&#8230;)</p>
<p><em>Crise du journalisme, crise de la presse et des journaux, le vrai problème, c&#8217;est la question du financement de la production d&#8217;information de qualité, du reportage, de l&#8217;enquête, de l&#8217;investigation. </em>Avec la fragmentation des supports, qui a commencé avec la radio dans les années 1920, puis la télévision dans les années 1960, <em>la publicité s’est vaporisée un peu partout</em>, faisant inexorablement baisser les sources de financement de<em> la presse</em><em>. Et le problème avec la diversification de ses activités informationnelles sur Internet, c’est que les recettes de la publicité on-line compensent d&#8217;à peine 10% les pertes enregistrées sur le papier. On le répète, une industrie qui fait naufrage.</em></p>
<p>Il fut ensuite question de la valeur de l’information et de l’actualité autour de Rupert Murdoch qui a choisi d’appliquer le modèle économique du double marché à l’information publiée sur Internet : information payante pour le client, recette publicitaire de la part d’annonceurs. Toujours aux Etats-Unis, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloomberg_L.P." target="_blank">terminal Bloomberg</a> est un autre exemple illustrant que certains sont prêts à payer pour une information de qualité : Bloomberg loue un <a href="http://about.bloomberg.com/product_hardware.html" target="_blank">terminal de lecture</a> avec l&#8217;accès à une information sur mesure, très qualitative pour… 1900 $ par mois (ai-je bien entendu ??) Une remarque judicieuse entendue sur place : o<em>ù est la R&amp;D dans les médias en France ?</em></p>
<div id="attachment_914" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-914" title="acrimed-4014568641_7951ba035c_b" src="http://www.lapressegratuite.com/wp-content/uploads/2009/10/acrimed-4014568641_7951ba035c_b-300x225.jpg" alt="Acrimed, la fin des journaux" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Acrimed, la fin des journaux</p></div>
<p><em>C’est donc une crise de la production d’information, de la qualité de l’information, de l’exploitation des journalistes à qui l’on demande toujours plus en donnant toujours moins et donc de la désaffection de l’audience (toutes tranches d’âge confondues). C’est même une mutation de la chaine de valeur de la production d’information puisque les médias ont de moins en moins de journalistes, sous-traitent de plus en plus à des agences de presse, perdent de plus en plus d’argent, et sont sur le point de ne même plus pouvoir payer ces agences de presse. <a href="http://www.sos-afp.org/" target="_blank">Avez-vous signé la pétition pour que l&#8217;AFP puisse ne pas changer de statut et rester un service public</a> ? </em>Le serpent semble avoir bientôt fini de se mordre la queue<em>.</em></p>
<p>A également été évoquée l’idée que l’<em>économie de marché ne fonctionne pas pour financer la presse et qu’il faut donc penser au mécénat.</em> Why not ! Même si culturellement, la France est loin de ressembler aux Etats-Unis. Et pourquoi ne pas financer les supports de l&#8217;information adoptés par les jeunes générations plutôt que vouloir leur en imposer certains. Il a aussi été souligné combien les contours de la presse d&#8217;information sont bigarrés et combien il existe des <em>marchés de niche</em> et de positionnements particuliers (mais jamais de presse gratuite), comme celui du Canard Enchaîné ou encore du <a href="http://www.leblogde21.com/" target="_blank">magazine payant XXI</a>, dont les résultats affichent 30 000 ventes par trimestre avec un prix de vente au numéro de 15 euros.</p>
<p>Finalement, j&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;assister à une conférence de journalistes plein d&#8217;amertume, celle d’avoir perdu <em>&#8220;ce lien en rapport avec la masse&#8221; </em>ou tout du moins l&#8217;idée que l&#8217;on s&#8217;en fait historiquement dans un paysage monomédia (nombreux sont ceux qui l&#8217;on vécu), alors que l&#8217;industrie du marketing, dont les entreprises pour lesquelles ils travaillent dépendent largement depuis longtemps, se reconfigure justement autour de la personnalisation et du réseau Internet. J&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;entendre des journalistes qui se sentent dépossédés d’une fonction dont des financiers copieraient la forme et ne chercheraient qu&#8217;à faire des profits (qui sont de toute façon l&#8217;un des paramètres de gestion d&#8217;une entreprise dans une économie de marché). Les médias seraient devenus si vérolés par le marketing que leur orientation éditoriale ne dépendrait plus que du besoin des annonceurs ; <em>il est mieux de parler de stress au travail (que tout le monde vit) plutôt que de l’Angola (dont tout le monde se fout). </em></p>
<p><em>Quant à l’avenir, il sera au bouquet d’information, choisie à la carte. Autrement dit, une information à deux vitesses : une pour les riches et une pour les pauvres, cette info low-cost que l&#8217;on retrouve dans les gratuits. </em>La presse gratuite serait-elle la presse des pauvres ?<em><br />
</em></p>
<p>Tout ceci est un peu en vrac, vous l’aurez compris. Si ces thèmes vous intéressent, je vous conseille d’aller voir ce reportage sur Stratégies à propos <a href="http://www.strategies.fr/actualites/medias/124846W/quel-modele-economique-pour-la-presse.html" target="_blank">des modèles économiques de la presse</a> avec très bon intervenants. Et si vous souhaitez discuter de tout cela ici, <span style="text-decoration: line-through;">la parole</span> l’écrit est à vous bien sûr !</p>
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		<title>Revue de web</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 12:12:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédac</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Trois news cette semaine. Tout d&#8217;abord, une leçon de journalisme par le patron de “Midi Libre” sur le site de Montpellier Journal ; ensuite, Vice Magazine, le numéro entre chien et loup vient de sortir ! et enfin, Sale presse (gratuite) pour les profs &#8211; le magazine gratuit &#8220;Côté Môme&#8221; dérape. No related posts.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois news cette semaine. Tout d&#8217;abord, une <a href="http://www.montpellier-journal.fr/2009/03/lecon-de-journalisme-par-le-patron-de-midi-libre.html" target="_blank">leçon de journalisme </a>par le patron de “Midi Libre” sur le site de <a href="http://www.montpellier-journal.fr/" target="_blank">Montpellier Journal</a> ; ensuite, Vice Magazine, <a href="http://www.viceland.com/fr/v3n3/htdocs/index.php" target="_blank">le numéro entre chien et loup </a>vient de sortir ! et enfin, <a href="http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/03/quand-les-mprofs-onf-auvaise-presse-gratuite-.html" target="_blank">Sale presse (gratuite) pour les profs</a> &#8211; le magazine gratuit &#8220;Côté Môme&#8221; dérape.</p>


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		<title>Lourdes menaces sur les droits des journalistes portugais</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2007 10:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédac</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 21 juin dernier, le Parlement portugais a adopté une loi empiétant largement sur les droits des journalistes. Cette loi prévoit que lorsque les juges enquêtent sur une menace à la sécurité de l&#8217;État ou sur le crime organisé, ils peuvent ordonner aux journalistes de révéler leurs sources confidentielles, principalement au motif qu&#8217;ils leur seraient [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 21 juin dernier, le <a href="http://www.parlamento.pt/">Parlement portugais</a> a adopté une loi empiétant largement sur les droits des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_de_la_presse">journalistes</a>. Cette loi prévoit que lorsque les juges enquêtent sur une menace à la sécurité de l&#8217;État ou sur le crime organisé, ils peuvent ordonner aux journalistes de révéler leurs sources confidentielles, principalement au motif qu&#8217;ils leur seraient difficile d&#8217;obtenir l&#8217;information par d&#8217;autres moyens !! (on rêve)</p>
<p>Une autre disposition de cette loi autorisait également les employeurs à utiliser le travail de leurs journalistes permanents comme ils le souhaitent au sein des publications d&#8217;un groupe média durant une période de 30 jours après la date de première publication et sans rémunération supplémentaire !</p>
<p>Anticipant cette disposition, le groupe de médias portugais <a href="http://diariodigital.sapo.pt/dinheiro_digital/news.asp?section_id=3&#038;id_news=74362">Controlinvest, </a>propriétaire des journaux &#8220;<a href="http://dn.sapo.pt/">Diário de Notícias</a>&#8221; et &#8220;<a href="http://jn.sapo.pt/">Jornal de Notícias</a>&#8221; avait ainsi annoncé la publication dès septembre d&#8217;un <span style="font-weight: bold;">journal gratuit</span> réalisé à partir des travaux des journalistes du groupe.<br />L&#8217;esprit de cette loi était donc de permettre aux groupes de médias d&#8217;avoir une approche plurimédia de la publication et la diffusion d&#8217;une information rédigée par un même journaliste. Intelligent. Mais pourquoi l&#8217;imposer législativement sans rémunération ??</p>
<p>Le président du Portugal, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anibal_Cavaco_Silva">Anibal Cavaco Silva</a>, a reconnu que ces dispositions étaient en contradiction avec les dispositions du Code de procédure pénale sur le secret professionnel et que cela entraînait une insécurité juridique dans un domaine qu&#8217;il a lui-même qualifié de « particulièrement délicate pour l&#8217;activité du journaliste ». Il a donc mis son veto.</p>
<p>Un nouveau projet de loi sera étudié en septembre&#8230;</p>


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		<title>&#8220;les faits sont sacrés et l&#8217;opinion libre&#8221; voire&#8230; &#8220;les faits sont libres et l&#8217;opinion sacrée&#8221;</title>
		<link>http://www.lapressegratuite.com/2007/02/les-faits-sont-sacres-et-lopinion-libre-voire-les-faits-sont-libres-et-lopinion-sacree.html</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Feb 2007 11:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédac</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;objectivité du reportage des faits, l&#8217;authenticité des informations rapportées au grand public fut une des caractéristiques majeures du journalisme anglo-saxon du XIXème siècle. Dans ce paysage mono média, la neutralité de l&#8217;information sur laquelle s&#8217;est fondée la notoriété et le succès de ces journaux quotidiens reposait sur la conjonction de l&#8217;invention des techniques de reportages [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://4.bp.blogspot.com/_SZ-lSI4GK1w/RebLMbI-_UI/AAAAAAAAAOM/viayjDMPVyk/s1600-h/suspicion_by_tzelakou.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5036936647564787010" style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_SZ-lSI4GK1w/RebLMbI-_UI/AAAAAAAAAOM/viayjDMPVyk/s320/suspicion_by_tzelakou.jpg" border="0" alt="suspicion by tzelakou les faits sont sacrés et lopinion libre voire... les faits sont libres et lopinion sacrée"  title="les faits sont sacrés et lopinion libre voire... les faits sont libres et lopinion sacrée" /></a><span style="font-weight: bold;">L&#8217;objectivité du reportage des faits, l&#8217;authenticité des informations rapportées au grand public fut une des caractéristiques majeures du journalisme anglo-saxon du XIXème siècle. Dans ce paysage mono média, la neutralité de l&#8217;information sur laquelle s&#8217;est fondée la notoriété et le succès de ces journaux quotidiens reposait sur la conjonction de l&#8217;invention des techniques de reportages (Qui, Quoi, Quand, Où, Comment) à celle d&#8217;un phénomène de concentration des quotidiens, qui, pour se départager et conquérir un public grandissant, se sont jetés corps et âmes dans un journalisme dont la maxime était « les faits sont sacrés et l&#8217;opinion libre ». </span></p>
<p>A l&#8217;époque, la presse détenait le monopole de l&#8217;information, d&#8217;actualité, et quotidienne et cette « intégrité » journalistique à rapporter les faits s&#8217;est accompagnée par le formidable développement de réseaux de correspondants locaux, de techniques de collecte et de transmission de l&#8217;information dont le <span style="font-weight: bold;">Times</span>, fut la locomotive vers 1850. Au cours des dernières années du XIXème, certains journalistes allaient caractériser ce que <span style="font-weight: bold;">Matthew Arnold</span> appela « <span style="font-style: italic;">le nouveau journalisme </span>» : une présentation plus claire, une plus grande diversité des rubriques rendant le journal plus agréable à lire.</p>
<p>Il est intéressant de noter quelques similitudes avec la presse gratuite d&#8217;aujourd&#8217;hui et, pour les divergences, remarquer qu&#8217;elles s&#8217;opposent comme si elles s&#8217;étaient presque inversées avec le temps. Les caractéristiques communes pourraient être le contexte d&#8217;un marché, certes mono média à l&#8217;époque et plurimédia aujourd&#8217;hui, hyperconcurrentiel, un traitement des faits, neutre et objectif dans leur reportage, une mise en page réinventée, une clarté dans la présentation des informations, une diversité des rubriques d&#8217;information avec un grand nombre d&#8217;entrées, des techniques nouvelles d&#8217;échanges d&#8217;informations à l&#8217;échelle du monde entre les différents journalistes.</p>
<p>Cependant, les divergences sont nettement plus marquantes : À l&#8217;indépendance de la presse britannique à l&#8217;égard des pressions du pouvoir et de l&#8217;argent s&#8217;est instituée une dépendance totale à l&#8217;égard de l&#8217;argent – la publicité. Mondialisation oblige, au souci de rapporter une « information-maison » et « la plus proche du fait » s&#8217;est substitué le report d&#8217;une information fournie par les trois grandes agences de presse mondiale. Et surtout, à la volonté de « non conformisme » dont fut animée cette presse anglo saxonne se substitue aujourd&#8217;hui, de la part de la presse gratuite, un conformisme et une neutralité politique qui aurait sans doute effrayés <span style="font-weight: bold;">Thomas Barnes</span> ; &#8211; )</p>
<p>C&#8217;est qu&#8217;entre temps, la presse a non seulement perdu le monopole de l&#8217;information et le partage dorénavant avec la radio et la télévision mais en plus, la variété des informations et les manières dont elles sont utilisées par les citoyens ont radicalement changées. L&#8217;information d&#8217;actualité, celle qui éclaire sur la société dans laquelle nous vivons s&#8217;est simplifiée, vulgarisée, s&#8217;est transformée en « actu ».</p>
<p>La presse européenne est ainsi passée d&#8217;une presse d&#8217;idées et d&#8217;analyses au XIXème à une presse d&#8217;information et d&#8217;immédiateté au XXème et « <span style="font-style: italic;">nous entrons aujourd&#8217;hui, avec la presse gratuite, dans une presse de service, comme aux Etats-Unis*</span>. » Ainsi, la demande d&#8217;information de la part des jeunes auxquels répondent les gratuits est de proposer une actualité quotidienne brute, vidée de tout commentaire, neutre et sans opinion. A la question de savoir pourquoi payer une information qui « vaut autant » que celle lue, vue ou entendue partout ailleurs et gratuitement, il convient donc de ne pas répondre. La question n&#8217;est même pas de bon sens, elle se fonde sur un non-sens : celui de mettre sur un pied d&#8217;égalité « tous les traitements de l&#8217;information ».</p>
<p>Cependant, l&#8217;enjeu du journalisme de la presse du XIXème est le même que celui du journalisme d&#8217;aujourd&#8217;hui : « <span style="font-style: italic;">le combat sans fin pour accroître les capacités de chacun à communiquer l&#8217;expression de sa pensée ou à accéder à l&#8217;expression de la pensée d&#8217;autrui**.</span> » Mais dorénavant, l&#8217;acte d’acheter son quotidien ou certains hebdomadaires revêt une exigence de qualité et de profondeur d’analyse à laquelle les journaux gratuits ne peuvent et ne veulent accéder. Comme le dit Ignacio Ramonet du Monde Diplomatique, la maxime s&#8217;est inversée : <span style="font-weight: bold;">Les faits sont sacrés et l&#8217;opinion&#8230; libre&#8230;</span></p>
<p>En d&#8217;autres termes, vive la suspicion et merci la presse payante !<span style="font-weight: bold;"><br />
</span></p>
<p><span style="font-size:85%;">* Christian Delporte, Entretien, journal l&#8217;Humanité – du 6 juin 2006 / « Pour résister, la presse a besoin de plus d’analyses »<br />
** Francis Balle.- Médias et Sociétés. &#8211; Paris, Montchrestien, collection Précis Domat &#8211; 2005, 728 pages.</span></p>


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