Bonjour, cet article a été publié il y a 2 ans 22 jours, il est donc possible que certaines données ne soient plus à jour.Suite et fin de « La petite annonce imprimée est-elle vouée à disparaître ?» dont la première partie est publiée ici (1/3) et la deuxième là 2/3
Les mutations à venir
Le lectorat de la presse gratuite d’annonce traditionnelle ne se renouvelle plus depuis la génération Y, appelée aussi les digital natives, c’est-à-dire ceux nés avec un ordinateur.
Cette génération, née entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990 consomme les médias d’une manière différente de celle de leurs aînés.
Or d’ici à 2015, cette génération Y devrait représenter 15% de la population européenne et 40% des actifs en France. (Source : Commission Européenne – Youth – Investing and Empowering 2009 (PDF)) et il me semble qu’elle ne se reconnaît pas dans un journal d’annonces présenté de la sorte :

Il s’agit essentiellement d’une mutation des usages et des pratiques d’interaction autour de l’information, résumée par la formule marketing ou informatique opposant le Push au Pull. Le Push correspond au modèle où le client, le lecteur de presse, va chercher l’information alors que le Pull est le modèle où l’information est envoyée au client.
Cette dynamique s’inscrit dans la personnalisation rendue possible par le numérique. Du temps de Théophraste ou il y a encore quelques années, on allait chercher un journal dans un présentoir. Demain, ce n’est plus le client qui ira vers la petite annonce mais la petite annonce qui ira vers le client.
De plus, les réseaux sociaux influent également sur la manière de vendre et d’acheter des biens. Avant de mettre un bien en vente sur un site web comme eBay par exemple, le vendeur va d’abord faire le tour de ses amis pour identifier un acheteur. Il s’agit donc d’une désintermédiation entre vendeur et acheteur, dorénavant connectés sur le web.

Réseaux sociaux
En France, les groupes historiques positionnés sur le marché de la petite annonce imprimée (Spir, Comareg, S3G) multiplient ainsi les initiatives pour relancer ces titres de presse : nouvelle maquette pour Top Annonce par exemple (Spir), papier de meilleure qualité, rédactionnel pouvant représenter 10 à 20% du journal, développement d’outil de mesure du retour sur investissement etc.
Certains éditeurs indépendants comme Télex sur le bassin toulonnais, résiste également face à la mutation de ces usages.
D’autres éditeurs de presse se sont regroupés comme Moteur Magazine dont nous parlions sur ce blog, pour mailler le territoire avec des éditions imprimées localement et fédérer l’ensemble des annonces sur un site web d’annonce.
Dans sa forme actuelle, les journaux exclusivement constitués de petite annonces ne renouvellent plus leur lectorat ; la migration des usages et la prolifération des terminaux électroniques, ordinateurs, netbooks, téléphones, tablettes, baladeurs numériques et demain e-paper et autres inventions encore dans les cartons ont tous un point commun : l’écran et leur connexion au réseau Internet.
La question est alors celle de savoir si l’écran va définitivement condamner le papier lorsque l’information imprimée est purement pratique et concerne une petite annonce. Aujourd’hui, j’aurai tendance à répondre par l’affirmative. Et vous ?








Pour notre part, il est clair que la diffusion des petites annonces passera de plus en plus par l’écran. Aujourd’hui sur les écrans de PC demain sur le mobile.