Bonjour, cet article a été publié il y a 1 an 11 mois 28 jours, il est donc possible que certaines données ne soient plus à jour.
Raise n°4
Le magazine Raise, dont nous avions déjà parlé ici en 2008 et là en 2009, donne chaque trimestre carte blanche à de jeunes et prometteurs photographes à travers une série de 7 photos. Magazine culturel et artistique, Raise se veut à l’avant-garde d’une culture de la photographie en ébullition, rarement aussi accessible. L’occasion nous est donnée de rencontrer Benjamin Guillonneau à qui nous avons souhaité aussi donner carte blanche lors d’une interview à 7 questions !
Benjamin, bonjour, vous êtes directeur de la publication de Raise, pourriez-vous nous raconter la genèse du projet, entre l’idée et le premier numéro qui est sorti en 2009 ? Étiez-vous plusieurs, quelle est l’équipe aujourd’hui ?
Bonjour, nous avons travaillé environ 6 mois sur ce projet, avant sa sortie en web. Au départ nous étions deux, avec un ami photographe qui a rapidement quitté le projet. L’idée était de créer un support qui donne carte blanche à de jeunes artistes talentueux, qui ont bien souvent du mal à être édités.
Le positionnement éditorial de Raise en fait tout de suite un magazine atypique. Une large part est consacrée à la photographie, et des auteurs / scénaristes s’en inspirent pour écrire un texte court. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?
RAISE est un magazine qui se feuillette, jusqu’à maintenant uniquement en web, ce n’est pas pour nous un média qui favorise la lecture. Cependant nous ne voulions pas nous cantonner à un livre d’images, c’est donc tout naturellement que nous nous sommes tournés vers de jeunes auteurs créatifs, pour créer une interaction avec la série de photos. Cela s’inscrit parfaitement dans la démarche “tremplin nouveaux talents” du magazine.
Comment choisissez-vous les photographes ? Auriez-vous une anecdote à nous confier ?

Raise n°2
Les photographes sont avant tout français, francophones, ou étrangers installés en France. La sélection se fait sur la capacité narrative de leur travail, le sens et la réflexion sont les mettre mots de nos critères. Au delà de l’importance de l’esthétique, c’est la cohérence de la suite d’images et l’histoire qui nous tiennent à cœur.
Et concernant l’anecdote, ce n’est pas vraiment une histoire en particulier, mais ce que je vis plusieurs fois par semaine… je reçois de très nombreuses propositions de séries mode, vides de sens, qui sont très loin de notre ligne éditoriale. J’essaie de répondre à tout le monde, en expliquant pourquoi cela ne correspond pas, mais il est souvent difficile d’expliquer que “c’est techniquement très bien” mais que nous ne sommes pas un magazine de mode classique qui vend du vêtement.
Qui lit Raise ? A qui s’adresse-t-il ?
RAISE est principalement lu par des gens de “l’image” qui travaillent dans la création ou la mode. Évidemment de nombreux photographes, mais aussi des stylistes, des maquilleurs ou des étudiants en arts. Notre lecteur est plutôt le branché citadin, avide de nouveautés et qui fait des expos.
Après, il n’est pas nécessaire d’être photographe pour apprécier le magazine je pense ; chacun peut y trouver son compte. Nous ne cherchons pas à en faire un support élitiste.

Raise n°3
Raise est consultable sur un site web, en PDF ou en flipbook, mais aussi sur les réseaux sociaux comme MySpace ou Facebook. Que recherche un annonceur aujourd’hui. Du papier, de l’Internet, du mobile ?
Clairement, DU PAPIER ! Les annonceurs que nous recherchons sont principalement dans le domaine du luxe, c’est donc une évidence pour eux que le web est moins intéressant. Il est beaucoup plus facile de rentrer en contact avec d’éventuels partenaires depuis que nous avons annoncé notre sortie en print pour fin avril.
J’ai entendu parler d’expositions éphémères avec les photographies parues dans le mag, vous confirmez ?
C’est exact, le projet numéro online et papier intégrera les gagnants du concours Photographiquer la Musique que vous pouvez trouver ici. Ils seront exposés lors du vernissage du lancement du numéro, ainsi que sur le festival Filmer la musique qui est notre partenaire sur ce concours.
Merci à vous.
Propos recueillis par JAFS
Le concours Photographier la musique :





[...] This post was mentioned on Twitter by PhotoPassion and Jacques-André FS, Jacques-André FS. Jacques-André FS said: LPGI Interview de #Raise… http://goo.gl/fb/cYDE #1pressepapier #evènement #internet #interviews #presseenligne [...]